samedi 11 octobre 2008

Erste Woche als Erasmus-Studierende an der FH-KÖLN!

Salut la compagnie ! Je sais, je sais… vous m’en voulez parce que ça fait plus d’une semaine que je vous laisse sans nouvelle et que je n’ai pas écrit une ligne sur ce blog… mais bon, mes journées ont été bien remplies…

Donc, le vendredi 3 octobre, après avoir passé la matinée à discuter avec Kaso, je suis partie retrouver mes camarades françaises alias Julie, Laëtitia et Anysia à la cathédrale pour une petite balade dans Cologne.
Le temps était magnifique ! On s’est promenée 2 h au bord du Rhin, au milieu des antiquités… et d’un coup le temps s’est couvert… et comme tous les jours de la semaine nous avons eu droit à de la pluie et même à de la grêle. Autant vous dire que je suis rentrée en bichon frisé . Petite déception toutefois : le 3 octobre est un jour férié en Allemagne parce que c’est le Nationalfeiertag (fête nationale). En effet, cela fait maintenant 18 ans que l’Allemagne est réunifiée. Moi qui m’attendais à voir des feux d’artifice et des parades dans les rues… KE-DAL (n’est-ce pas Volker ?). Tout le monde est content qu’il s’agisse d’un jour férié mais sinon rien de plus.

Le soir, Kaso avait invité deux amis à lui à manger à la maison. Nous avons mangé tous les 4 dans la cuisine. Au menu : repas chinois ! Impressions : très épicé et je n’arriverai jamais à manger avec des baguettes. Ses amis sont arrivés en même temps que lui en Allemagne (il y a 2 ans) et étudient la musique. Il y avait Shen (ou un nom dans ce genre là, pas facile à comprendre), 23 ans et sa copine, Jana (là encore j’émets des réserves), 22 ans. En guise d’apéro : une sorte de pain complètement blanc sans trop de goût, légèrement humidifié sur le dessus. Le repas en lui-même consistait en une sorte de fondue avec de l’eau bouillante pleine d’épices où on faisait tremper du surimi, des pommes de terre, du tofu (dèg !), et plein d’autres trucs qui me sont encore inconnus genre des boulettes de poisson. Le tout, bien sûr, accompagné de riz.

Tom, qui rentrait de sa journée à Maastricht, nous a rejoints à table et nous avons passé la soirée à discuter en finissant par quelques bouchées de chocolat noir LINDT enveloppant une couche de framboise.

Comme je ne me suis pas couchée très tôt et que, mine de rien, c’est vachement crevant de se concentrer sur l’Allemand toute la journée, j’étais morte de fatigue et je me suis levée vers 10 h le samedi 4 octobre. Aujourd’hui, papa et maman arrivent la voiture pleine avec tout mon bazar et mon vélo ! Il a fallu commencer par une mission courses. A peine étais-je rentrée que depuis la porte-fenêtre de ma chambre je vois 2 individus faisant le tour des maisons : c’était eux ! Ayant la flemme de faire à manger nous sommes allés chez Mc Do à pieds (histoire de manger un truc typiquement allemand ! lol). Puis, en guise de digestion, nous avons déchargé la voiture ce qui n’a pas été une mince affaire même à 3. Ma grande chambre vide s’est retrouvée d’un coup pleine de bordel à n’en plus savoir où mettre les pieds. Nous avons fait un peu de rangement et nous sommes partis en mission Ikea à GONDORF. Nous y avons trouvé des bols, un étendoir, une petite table, un tapis et des rideau(enfin, pour le moment ce sont 2 gros bouts de tissus coupés en guise de rideaux). Nous avons mangé sur ma nouvelle table ikea dans ma chambre, nous avons continué de ranger, puis, Tom nous a invité à boire le café. Du coup, on a passé le reste de la soirée à discuter avec Tom et Kaso dans la cuisine. Il était prévu que je laisse mon lit au père Denis et que la mère Denis et moi dormirions par terre. Mais mes nouveaux colocs nous ont proposé, un matelas et deux coussins de canapé. Du coup, nous avons pas trop mal dormi.On s’est levé à 7 h 00 le dimanche matin pour aller se promener dans Cologne et comme par hasard, il faisait encore un temps pourri. Problème de ce dimanche 5 octobre : le marathon !Normalement, on prend la ligne 18 de chez moi et en 20 minutes à peine on est sous les pieds de la cathédrale, mais du fait de ce marathon, les lignes étaient coupées une bonne partie de la journée. Nous avons donc dû marcher un petit peu sous la pluie pour arriver à la cathédrale. Cette marche sous la pluie a été l’occasion de croiser quelques participants de tous les âges, en majorité des hommes, certains étaient à pieds, d’autres à roller. Il y avait même des participants handicapés : ceux dont les jambes étaient paralysées pédalaient à l’aide de leurs bras sur un vélo adapté à moitié couchés, d’autres couraient avec un bras ou une main en moins. Impressionnant ! Surtout qu’il faisait un froid de canard ! Nous avons assisté à la fin de la messe à la cathédrale. La mère Denis à sûrement dû prendre des photos de la cathédrale sous tous les angles.

Après quoi nous avons marché dans la vieille ville jusqu’au Rhin. Nous avons déjeuné dans un restaurant au décor magnifique. Au menu : repas typiquement allemand mais honnêtement je me rappelle plus du nom. LECKER !

Après ce délicieux repas nous sommes retournés à la cathédrale pour voir la partie qui jusque là était fermée au public et mes parents ont fait quelques courses genre du pain allemand, des Berliner, un Weckmanm (un bonhomme en brioche) sans oublier quelques bouteilles de Kölsch.

Journée bien remplie tant et si bien qu’ils ne sont partis qu’à 17 h 00. En théorie, ils auraient dû arriver vers 3 h 00 du matin. Mais apparemment, ils se sont un peu perdus en Allemagne sur le chemin du retour et ne sont arrivés qu’à 6 h 30 le lundi matin. Problème : alors que le père Denis avait pris un jour off, la mère Denis a dû se retrouver face à une vingtaine d’élèves de 6 ans dès 8 h 30.

Après leur départ, il m’a fallu faire mon emploi du temps. En fait, les étudiants allemands choisissent les cours auxquels ils veulent assister à partir du moment où ils respectent le nombre minimum de crédits et doivent s’inscrire à chaque cours via internet. Dans le Vorlesungsverzeichnis, pour chaque cours, les profs proposent des horaires différents. A toi de choisir à quel cours tu veux assister et il te reste plus qu’à faire ta sauce. Pour ma part, il a fallu choisir des cours plus ou moins en relation avec les cours que j’aurais dû avoir ce semestre si j’étais restée à l’Estri tout en respectant le nombre de crédits.

A la vue des intitulés des cours, ne sachant pas trop ce dont il s’agit exactement, et ne me rendant pas compte du niveau du cours, il a fallu caser, pour cette première semaine, un maximum de cours. Je me suis dit qu’en assistant à un maximum de cours je pourrais plus facilement me rendre compte de la chose, comparer et faire mon choix final. Au plus tôt, les cours commencent à 8 h 00 et se finissent au plus tard à 19 h 00. Entre chaque cours, il y a 15 minutes de battement et tout le monde a la même heure pour manger : entre 13 h 00 et 14 h 00 il n’y a aucun cours ! En voilà une chose intelligente (n’est-ce pas les Estriennes ?). En fait, la semaine a plutôt mal commencé… à croire que j’avais la poisse… Mon premier cours du lundi commençait 9 h 45. Je suis pourtant partie tôt de chez moi mais je pense qu’il y a eu un souci avec le U-Bahn que j’ai attendu super longtemps alors que 4 sont passés dans l’autre direction. En bref, je suis arrivée à la bourre et je n’ai pas osé entrer en cours. Après il a fallu attendre le cours suivant à 14 h 00 ! En gros, je me suis levée pour rien !

Le lundi, nous avont eu droit à une petite Welcome Party pour tous les Erasmus qui se tenait à Claudius Straße, dans un autre bâtiment de la fac... très joli... après un long speech assez ennuyeux, nous avons pu mangé et boire tout en haut du bâtiment. Il a fallu monter pas mal d'escaliers... mais ça en valait la peine... on a eu droit à une superbe vue des toits de Cologne ! On pouvait même voir la cathédrale ! Et on a eu une petite pochette de cadeaux comprenant entre autre un crayon de papier et une petite serviette de la Fachhochschule... Le mardi, le premier cours que j’avais commençait à 8 h 00. J’étais 20 minutes en avance mais le prof n’était pas là ! Le cours suivant ne commençant que la semaine prochaine, je n’avais rien avant 11 h 30 ! Et merde ! J’ai rejoint Ayse à Rudolfplatz et nous sommes parties de l’autre côté du Rhin, à Deutz, pour récupérer nos tee-shirts de la fac. La distribution commençant à 11 h 00, il a fallu jouer serré : nous avions ½ heure pour traverser tout Cologne dans l’autre sens. Nous sommes arrivées super juste. En plus des profs absents et des cours qui commencent plus tard, il y a aussi de nombreux changements, par exemple des cours annulés ou décalés, ce qui a été le cas pour mon cours de « Internationale Organisationen ». Finalement, j’ai pu participer à la visite guidée de Cologne pour laquelle je m’étais inscrite. La visite a été suivie d’une réception au Rathaus (la mairie), à 2 rues de la cathédrale, en l’honneur de tous les étudiants internationaux. On a eu droit à de longs discours, suivis de Trinken & Essen. Des serveurs passaient pour nous servir à boire et ramasser nos verres (trop la classe !) et passaient aussi avec des plateaux de hors-d’œuvre. Hormis le coca et l’eau il y avait bien évidemment de la Kölsch, servie dans des jolis verres de 0,2 L (petits joueurs les Allemands par rapport aux pints de Guinness). Les verres étaient très jolis… trop jolis… si bien que j’en ai ramené en souvenir. Après la collection des pints, j’ai décidé de m’attaquer à la collection des verres de Kölsch ! (que de souvenirs…). Je suis rentrée vers 20 h 00 chez moi.

Pour revenir à cet emploi du temps, il y avait sans arrêt des changements. En gros, tous les soirs il a fallu refaire l’emploi du temps et vérifier les cours de la journée du lendemain.
C’était tellement difficile de s’y retrouver qu’il m’est arrivé de faire une bêtise qui nous a bien fait rigoler Julie et moi. Jeudi, je voulais assister à un cours de droit civil. Avec Julie, nous étions en avance devant la porte, nous nous sommes installées… et… chose étrange… nous n’étions que 7 en cours. Nous voyant, la prof a constaté que nous étions nouvelles. Elle nous a demandé de nous présenter et s’est sentie embêtée. Elle nous a expliqué qu’il s’agissait d’un cours réservé aux étudiants de Master, qu’il serait peut-être un peu difficile à aborder pour nous mais que nous pouvions rester pour cette fois, et si le cours nous plaisait elle s’arrangerait avec un autre prof pour nous faire rester vu que nous n’étions pas nombreux. Il ne me semblait pas avoir choisi un cours de master pourtant. Comme une autre Erasmus espagnole avait fait l’erreur elle aussi, je me suis dit qu’il s’agissait d’une erreur sur le papier. Bref, sur ce, la prof commence à distribuer des feuilles… et là… de nouveau… big surprise… toute la page était écrite en Espagnol… j’ai donc levé la main pour dire à la prof que je m’étais complètement plantée de cours surtout que je parlais pas un mot d’Espagnol ! Avec Julie, nous sommes sorties de la classe, mortes de rire. En fait, je m’étais tout simplement plantée de salle. Le boulet !

En rentrant de cours, j’ai sympathisé avec une Française de Toulouse, Erika, dont la mère est allemande et qui vit dans le même village étudiant que moi. La seule différence c’est que sa maisonnette n’est pas rouge mais jaune ! Le soir même se tenait une réunion d’informations à l’Efferino (une sorte de pub, salle se soirées du village étudiant). Ambiance super sympa, boissons gratuites et l’équipe qui gère l’animation du village est vraiment super !
En rentrant de Cologne, vendredi en début d’après-midi, j’ai parlé avec Walter, un Hollandais qui fait ses études en Belgique, lui aussi étudiant Erasmus dans la même fac. En fait, ça fait plusieurs fois qu’on prend le U-Bahn ensemble, on s’est retrouvé une fois en cours ensemble et on s’était jusque là jamais parlé. Du coup on est rentré chez nous ensemble à vélo. Lui aussi habite une des maisonnettes jaunes.

Voilà pour la semaine ! Rien d’autre à signaler si ce n’est que mon emploi du temps prend forme petit à petit même s’il n’y a encore rien de sûr.

SEQUENCES ORIGINALITES…

- Les taxis colonais sont beiges.

- Les étudiants ont le droit de sortir de cours comme ils veulent pour aller aux toilettes (en même temps ils sont plus discrets que les Français).

- Les policiers ne sont pas vêtus de bleu mais de vert !

- Quand, dans un café, on commande un café, on nous sert un café qui vaut 2 fois la taille d’un café en France et on nous donne la crème à côté. Tout ça pour le prix d’un petit café noir en France !

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